ERIC GERETS, UNE AME D’ENTRAINEUR

Ancien rugueux défenseur des terrains européens, le « Lion de Rekem » est devenu aujourd’hui sur le terrain un coach qui ne laisse personne insensible. Il impose ses choix et espère que « ses joueurs ont eux aussi l’odeur du sang ».
Gerets arrive à la tête du club marseillais en septembre 2007 ayant pour seul objectif de redresser le club et remonter au classement. Et il y parvient. Car l'OM était dix-neuvième lors de sa venue pour finalement terminer à une troisième place synonyme de qualification pour le tour préliminaire de la ligue des champions.
Grand guerrier qu’il est, l’homme qui ne lâche rien et qui « fonce » presque sans réfléchir, réussit ce pari insensé.
Aujourd’hui entraineur de l’Olympique de Marseille, hier celui de RFC Liège, FC Bruges, le PSV Eindhoven et Galatasaray, ce grand barbu redouté des terrains aime laisser une trace de son passage « si t’as travaillé un jour en Turquie, je pense qu’après tu peux travailler n’ importe où dans le monde » aime-t-il répéter pour faire montre de sa bravoure.
L’ambition ne manque pas chez ce « Diable Rouge » avec ses grands talents de communicant et son fair-play. Il a entière confiance en ses joueurs et dimanche soir sur la pelouse de Gerland il sentira plus que jamais la première place: « cela ne doit pas faire peur à mes joueurs, mais leur donner faim. Il faut d’abord aller à Lyon avec l’idée de ne pas perdre. Mais nous saurons prendre les risques nécessaires pour gagner ce match, sans nous soucier ».
Un joueur redoutable et redouté
L’homme qui se nourrit de football est un entraineur à poigne, mais le joueur aussi l’a été. Un talent qu’il a cueillit dans différents clubs qui l’ont forgé. Dur au mal, intraitable dans les duels, Gerets était réputé pour être un contre-attaquant efficace et un défenseur viril qui n'hésitait pas à employer les grands moyens. La cheville de Jean Tigana doit se souvenir encore des crampons du coach phocéen. De fait, il était criant sur les terrains par ses adversaires tant son impact physique et son volume de jeu étaient impressionnants.
Erik Gerets a joué comme défenseur au poste d'arrière droit sur les pelouses du plat pays au Standard de Liège avec qui il remporte deux titres de Champions de Belgique. Il évolue aussi au Milan AC et au MVV Maastricht. Il finira sa carrière avec le PSV Eindhoven, club avec lequel il gagne la Ligue de Champions en 1988.
Elu soulier d’or, meilleur joueur de football de Belgique en 1982, Gerets a été sélectionné 86 fois dans l’équipe de Belgique et est le deuxième joueur le plus sélectionné en Belgique derrière Jan Ceulemans.
Enfin, l’équipe « Gerets » ressemble au joueur qu’il a été : "dur sur l’homme" mais aussi "tournée vers l’avant". Reste à s'imposer ce soir sur la pelouse du septuple champion de France afin de s'installer dans le fauteuil de leader.
Valéria BUTARITA.
JUNINHO, LE MOTEUR DE L’OL
photo: sport.fr
Avant son arrivée en Europe, on n’avait jamais entendu parler de Juninho. Mais ses coups francs qui deviendront légendaires, parleront pour lui. Ils lui permettront notamment de remporter sept titres de champion de France. En attendant, peut être, de gagner la ligue des champions.
L'un des meilleurs tireurs de coups francs au monde commence sa carrière en 1993 à Sport Recife, après plusieurs années de football en salle, un sport très répendu et apprécié au Brésil. En 1994, il gagne avec le Sport Recife le Campeonato de Pernambucano et la Copa Nordeste. D'où son nom composé Juninho Pernambucano.
En 1995, Vasco de Gama recrute l'actuel numéro 8 de l'OL et grâce à son entraîneur Ludovic Marin il parvient à sortir de l’anonymat en remportant la Copa Libertadoores. "Juni" se fait déjà remarquer grâce à une technique de frappe particulière et son habileté sur coups de pied arrêtés. Véritable métronome au milieu de terrain, il donne le tempo à son équipe et peut mettre un ballon où il veut à la faveur de la précision de son pied droit. En bref, sur le terrain, le patron c'est lui.
En 2000 Juninho est nommé « ballon d’argent brésilien ». Un an plus tard, il quitte son Brésil natal pour la France et rejoint l’Olympique Lyonnais. Dans la capitale des Gaules, il se fait remarquer surtout par sa qualité de passe et la précision diabolique de ses coups francs. Il fait rapidement parti des tauliers de l'OL au même titre que Grégory Coupet, Sidney Govou ou Cris. De plus, l'auriverde est nommé capitaine de l’équipe avec qui il remporte sept fois le Championnat de France, série en cours...
La coupe d'Europe et la Seleçao, comme un goût d'inachevé
Malgré ses efforts, Juninho n’arrive pas à propulser l’équipe Lyonnaise au plus haut niveau de l’Europe mais ne baisse pas les bras. En effet, l’envie de remporter la Ligue de Champions est toujours là. Au contraire de la sélection Brésilienne où il ne se signala que par une victoire en Coupe des confédérations en 2005 avant de subir une traumatisante élimination en 1/4 de finales de coupe du monde face à une certaine équipe de France...De fait, ce match contre les bleus sera son dernier sous le maillot de la seleçao. "Juni" déclarant vouloir se consacrer uniquement à son club. Il compte tout de même 44 sélections et a inscrit 7 buts.
L'art du coup franc
Au gré de ses pérégrinations, Juninho s'impose grâce à son pied droit magique qui lui octroie une précision hors norme. Et surtout grâce à ses formidables coups francs. Sa technique consiste à frapper fort le ballon pour que ce dernier n’ait pas le temps de tourner pendant « son vol », donnant plus de difficultés au gardien.
"Juni" impressionne et continue de faire rêver. Car contrairement à d'autres tireurs de coups francs de talent comme Ronaldinho ou Beckham, il peut frapper avec toutes les surfaces de son pied: coup de pied, intérieur, arrête interne, extérieur. Mieux, il varie les effets: en force ou brossé comme Del Piero ou Wendel et à n'importe quelle distance. Pour preuve en 2006 contre l'AC Ajaccio il marque de 41 mètres, en 2006 face au FC Barcelone de 45 mètres et contre le Steaua Bucarest de 25 mètres, un énième coup franc.
16 buts en Ligue de Champions, pas moins de 40 inscrits sur coups francs toutes compétitions confondues. Juninho a fait montre de sa frappe de balle dévastatrice et de sa technique impressionnante. Les amoureux du football se souviendront de ce joueur si atypique.
Le natif de Récife aura 34 ans le 30 janvier prochain, et s’est consacré corps et âme à l’équipe lyonnaise. L'homme aux sept titres d’affilés sait pertinemment qu’il vit ses dernières années de footballeur.
Mais le moteur de la voiture lyonnaise n’a-t-il pas de regrets de ne pas avoir rejoint les plus grands clubs Européens lorsqu'il en eut l'occasion ? Une déception sûrement atténuée, si d'aventure l'OL remporte la coupe aux grandes oreilles, derrière laquelle court les clubs Français depuis 15 ans.
Valeria BUTARITA.
DIEGO ARMANDO MARADONA, LA LEGENDE

Le plus grand joueur de tous les temps, la légende d’une icône continue. Nommé sélectionneur de l’équipe d’Argentine depuis le 28 octobre dernier, Maradona poursuit son invraisemblable épopée.
Maradona a su très jeune ce qu’il attendait de la vie. A 12 ans il déclare devant les cameras avoir deux rêves : « le premier c’est de jouer une Coupe du Monde et le second est de la gagner ».
Il use ses chaussures sur les terrains situés dans les bidonvilles de Villa Fiorito de la banlieue Sud de Buenos Aires. Il est repéré par le club Argentions Juniors et va s’entraîner avec les équipes de jeunes du club. On les appelle les « Cebollitas » les petits oignons. La réputation grandissante d'El Pibe de Oro dépasse rapidement le cadre de la Villa Fiorito.
En 1977 à l’âge de 16 ans Diego Maradona débute en sélection nationale. Sa participation à la Coupe du Monde un an plus tard en Argentine, ne fait pas l’ombre d’un doute. Tout lui réussit. La gloire est pour demain !
En 1978, l’époque où on entend le bruit de bottes et les grondements de chars (l'Argentine est sous la dictature de Videla). la phase finale de la Coupe du Monde se dispute en Argentine, contre l’avis de la plus part des pays démocratiques qui y participent...Au contraire de Maradona qui ne sera pas sélectionné par Cesar Luis Menotti "El Flaco" lui préférant (à raison)Mario Kempes meilleur buteur de la compétition et surtout champion du monde.
Menotti estime que la pression d’une compétition jouée dans un pays tourmenté par l’agitation sociale serait un fardeau trop lourd pour un adolescent éduqué uniquement par le monde du football. Il prendra sa revanche un an plus tard lors du championnat du monde junior.
L’Argentine se retrouve en finale contre l’URSS et le meneur de jeu fait, là encore, cavalier seul et sa patte gauche de velours se charge du reste. Un joueur incroyable dont l’allure et la technique éclatent aux yeux du monde.
Le fiasco du mondial 82, le transfert au Barça et la"main de dieu"
En 1982 l’équipe d’Argentine se réunit en Espagne pour participer à la Coupe du Monde. Menotti est convaincu depuis longtemps que pour avoir une chance de conserver son titre il devrait construire son équipe autour de cette « fabuleuse pierre précieuse » Diego Maradona. Maltraité par des défenseurs tout au long de la compétition, il sera même expulsé contre le Brésil et l'Argentine réalisa un piteux mondial avec trois défaites en cinq matches.
A l’issue de cette Coupe du Monde, Maradona signe à Barcelone pour environ 9,3 M€. Il doit faire face à des défenseurs qui n’hésitent pas à l’agresser comme l'innommable Goicoechea qui lui occasionna 5mois de blessure. Mais Diego n’arrange pas son image et commence à prendre de la cocaïne.
En 1984, Maradona quitte Barcelone pour Naples, une ville plus conforme a sa culture et ses racines. Rapidement il devient LA star. Il remporte deux titres de Champion d’Italie en 1987 et 1990, une Coupe de l'UEFA en 1989 et une Supercoupe d’Italie en 1990.
Pendant la Coupe du Monde de 1986, en quart de finale contre l’Angleterre, il inscrit deux buts dont un en traversant toute la pelouse et dribblant six joueurs Britanniques. Le deuxième sera inscrit de la main et suscitera un énorme scandale qui dure encore aujourd'hui! Finalement, le génie Argentin réalisa son rêve en remportant la coupe du monde comme il l'avait prédit 16 ans plus tôt.
Une tête bien remplie et l’âme rebelle
En 1990, Maradona dispute sa troisième Coupe du Monde en Italie. Loin de son niveau de 1986, l’équipe d’Argentine élimine l’Italie en demi-finale à Naples aux tirs aux buts. De fait, beaucoup de Napolitains ne lui pardonneront pas d’avoir éliminé la squadra azzura et le relègue au rang de traître. L’Argentine joua la finale qu'elle perdit face à l'Allemagne 1 à 0. Plus que le résultat, c'est l’hymne argentin qui a été sifflé par les italiens, chose que Maradona ne leur pardonnera jamais.
En mars 1991 il est arrêté dans un appartement de Buenos Aires pour usage de drogues. C'est le début de la fin pour Diego alors qu'il n'a que 31ans. Cependant, il fit un come back remarqué et remarquable avec la sélection alviceleste lors de la coupe du monde 94 aux Etats-Unis. Il ne jouera que deux matches, après avoir été contrôlé positif à l’éphédrine. Il inscrit son dernier but, un but anthologique, contre la Grèce au sein d'une équipe Argentine en pleine démonstration (4-1) issue d'une génération exceptionnelle: Redondo, Batistuta, Caniggia ou Simeone.
Sans leur génie, les Argentins se firent éliminer par la Roumanie en 8ème de finale. Diego raccrochera définitivement les crampons en 1997 dans son club de toujours: Boca Juniors. Jusqu’en 2007, il sera en proie à des problèmes de santé dûs à sa dépendance à la cocaïne et son embonpoint chronique. Il subira plusieurs cures de désintoxication et sera souvent hospitalisé avant d'être guéri de tous ses vices. Pour mener à bien un projet lui tenant à cœur: remporter à nouveau la Coupe du Monde avec son pays qui ne l'a plus gagné depuis 1986...
Maradona fut le meilleur joueur de tous les temps avec le brésilien Pelé. Un buteur génial, un joueur spectaculaire, un pied gauche magique. El pibe de oro était capable du meilleur comme du pire, Dieu et Diable à la fois, choisi pour donner à des millions de gens de l’émotion et du bonheur.
Valeria BUTARITA.
JEAN MICHEL AULAS, UN EXEMPLE DE REUSSITE
photo: lyoncapitale.fr
Chef d’entreprise de 59 ans, patron de l’éditeur de logiciels Cegid, Jean Michel Aulas est devenu le président d de l'Olympique Lyonnais depuis 1987. Malgré le succès qu'on lui connaît aujourd'hui, Lyon n'a toujours pas gagné la ligue des champions, seul titre qui se refuse encore à lui.
Un bien précoce chef de bande
JMA a été étudiant en BTS informatique au Lycée « La Martinière » de Lyon. En 1968 ce fils de professeurs demande l’émancipation à ses parents pour créer sa propre entreprise. Pour cela il était indispensable d’être majeur. Il crée avec trois camarades le CEGI. En 1983, il démissionne pour fonder avec Jean Claude Sansoë le Cegid.
Sa deuxième passion, le football, vient une vingtaine d’années plus tard. Bernard Tapie, à l’époque présentateur de l’émission « Ambitions » sur TF1, alors qu’il participe à une fête après son émission, répond à une question d’un journaliste du Progrès de Lyon, et confie que la seule personne capable de sortir l’OL de l’impasse serait jean- Michel Aulas. A 38 ans il devient président de l'OL en 1987 un peu par hasard. L’ex joueur de handball, se lance donc dans le foot sans y connaître grand chose, mais avec une idée en tête, amener Lyon en Coupe d’Europe en 4 ans et le stabiliser en première division une fois la montée acquise. Ce sera le cas en 1989. « C’était plus un concept marketing qu’un plan stratégique », reconnaît aujourd’hui Aulas.
Les débuts à la tête du club sont chaotiques. Aulas souhaite appliquer les recettes de gestion qu’il a testé au sein du Cegid. Il gère le club comme une véritable société et une décennie plus tard, l’OL devient la référence du football français pour la qualité de sa gestion. Les talents de manager de son président lui permettent de mettre sur pied une équipe compétitive qui obtient sept titres de champion de France (de 2002 jusqu'à aujourd’hui, série en cours!).
L'Europe, une ambition réaliste ?
Aulas souhaite maintenir Lyon au plus haut niveau « je ne suis pas un esthète sur le jeu. Je vais vous dire, je m’en fous car ce n’est pas mon sujet ! On fait du haut niveau et il faut gagner les matches contre vents et marées. On n’a pas encore l’agressivité nécessaire pour tenir » en Coupe d’Europe.
Souvent critiqué par les médias, pour ses méthodes de gestion basées sur la rentabilité, Aulas continue sa quête d’ascension. Il veut conquérir l’Europe et plus précisément la ligue des champions. De fait, certains le surnomment le « Napoléon du ballon rond » et conformément aux velléités de son glorieux ancêtre, il rêve d'étendre l'hégémonie lyonnaise de la ligue 1 au niveau continental. Mais pour cela, JMA doit composer avec la conjoncture économique actuelle. Totalement déboussolé par les richissimes mécènes qui injectent une partie de leur fortune afin de s'offrir les meilleurs joueurs. Roman Abramovitch l'oligarque russe au portefeuille illimité en est le plus parfait exemple du côté de Chelsea. Assurément, JMA et les clubs français ne boxent pas dans la même catégorie. Mais l'omnipotent patron des gones peut se consoler, en se disant que malgré tout l'or du monde, cette équipe anglaise n'a pas non plus remporté cette fameuse ligue des champions.
Valéria BUTARITA.
BENZEMA, L’HOMME QUI VAUT CHER

Formé à l’Olympique lyonnais, Karim Benzema est aujourd’hui l’attaquant numéro un du club rhodanien et surfe sur la vague de son titre de meilleur buteur obtenu la saison passée
(20 buts). Agé aujourd’hui de 21 ans, l’avant centre de l’OL suscite la convoitise des grands clubs comme le Real Madrid et FC Barcelone qui se sont récemment renseignés sur les prérogatives du joueur.
La saison 2008/2009 sera-t-elle la dernière du jeune gone sous les couleurs du septuple champion de France ?
Karim Benzema arrive dans le milieu professionnel du football en 2005 grâce à ses 12 buts inscrits en 14 matchs chez les moins de18 ans. Paul Le Guen, l’entraîneur de l’époque, a été le premier à lui donner sa chance parmi l’élite. Il disputera six rencontres de Ligue 1 et signera à l’issue de cette dernière son premier contrat pro pour une durée de trois ans. La saison suivante sera celle de la découverte de la ligue de champions. Sa progression est linéaire, malgré le changement de coach (Gérard Houllier) car Benzema dispute 13 rencontres du championnat de France. Il marque son premier but chez les « grands » contre Ajaccio et prolonge son contrat jusqu’en 2010. Si 2006 a été l’année de la progression, la saison 2007 sera celle de la confirmation d’un talent. En dépit d’une concurrence accrue (Baros, Carew, Fred) l’actuel meilleur buteur de la ligue 1 inscrit tout de même 5 buts en championnat. De plus il est prépondérant dans les résultats lyonnais en coupe d’Europe et de surcroît découvre l’équipe de France. L’année 2008 sera celle de la consécration au regard des 20 buts inscrits en ligue 1 et du doublé remporté avec son club de toujours.
Un profil complet
Bon technicien, habile des deux pieds, à l’aise dans le jeu aérien, le profil de Benzema est complet. Il peut marquer dans toutes les positions et son bagage technique lui permet d’évoluer sur tout le front de l’attaque. Dans l’axe ou sur les cotés, ses différents entraineurs ont tiré profit de sa polyvalence pour le bien de l’OL.
A l’heure actuelle le « petit » Karim est maintenant devenu « grand ». Désormais il fait partie des tauliers du club rhodanien au même titre que Juninho ou Govou. Mais le prodige lyonnais sait pertinemment qu’il sera attendu au tournant et que son titre de meilleur joueur de ligue1 devra se confirmer dans la durée. D’autre part, le fer de lance de l’attaque du septuple champion de France pourra compter sur l’aide quotidienne et non négligeable de Sonny Anderson entraineur des attaquants de l’Olympique Lyonnais, et ancien buteur émérite du club qui ne tarit pas d’éloge sur Benzema : « il a tous les talents, l’adresse, la tête froide pour supporter la pression et il est tous les jours à fond à l’entrainement ». Autre illustre membre de la confrérie des buteurs, Just Fontaine meilleur buteur de la coupe du monde de 1958 se déclare impressionnée « Il est rapide, bon de la tête, et des deux pieds».
L’international français se dit prêt à relever le défi : « je veux toujours faire mieux. Marquer, faire marquer….Mais je ne me mets aucune pression. Pareil en terme de nombre de buts : je ne me fixe pas d’objectifs précis, mais pourquoi pas faire mieux que la saison dernière ? ».
Le jeune joueur sait qu’il devra faire face aux défenseurs de L1 : « l’an dernier, on ne me connaissait pas trop. Cette année, les défenseurs vont me serrer de plus près. A moi de bien travailler, d’effectuer les bons appels pour marquer. On en a parlé avec le coach. Je vais faire moins d’efforts pour décrocher, je vais moins me dépenser à essayer de courir de partout. Le but, c’est garder du jus pour être décisif dans les trente derniers mètres ».
Un départ programmé pour la liga ?
Aujourd’hui les plus grands clubs comme le Real Madrid, le FC Barcelone, le Milan AC et la Juventus de Turin s’intéressent de prêt à Benzema. Seulement, le président Aulas ne le laissera certainement pas partir pour une bouchée de pain. Il sera difficile de retenir le buteur français, qui a déjà exprimé son désir pour le football ibérique et principalement pour le barça et le Real. La saison qui vient de démarrer sera-t-elle la dernière pour Benzema ? Réponse au mois de Mai prochain, où les tractations à son encontre seront légion.
Valéria BUTARITA.

LA RENAISSANCE DE « NICO »
Nicolas Anelka, né le 14 mars 1979 à Versailles, est un joueur de football français qui évolue au poste d’avant centre. Très doué dans le sport, il pratique même le tennis et l’athlétisme.
Ce grand fan de Maradona, Romario, Van Basten débute au club de Trappes avant de rejoindre pour 3 ans l’INF de Clairefontaine en 1993.
Anelka débute sa vraie carrière en 1996, à l’âge de 17 ans au PSG, et inscrit son premier but en Division 1 contre le RC Lens. Moins d’un an après, il rejoint la « Perfide Albion » et s’engage avec les Gunners d’Arsenal où un certain Arsène Wenger, à l’ origine de sa venue, va favoriser son éclosion. Cependant, les débuts sont chaotiques.
L’enfant de Trappes n’arrive pas à s’intégrer à la vie londonienne. Nico trouve le jeu anglais très dur en raison de nombreux contacts, mais cela lui permet de murir, devenir plus confiant et plus fort physiquement.
Après deux saisons de bonne facture, l’attaquant français quitte Londres pour rejoindre Real de Madrid en 1999 pour un transfert record de 220 millions de francs. Mais ce sera un échec car très rapidement les problèmes surviennent, d’une part à cause du montant de ce même transfert et d’autre part, en raison des conflits avec ses camarades. Il commence à trouver le temps long, ne parvient pas à se faire une place au sein d’un vestiaire où les espagnols Morientes et Raùl, ses partenaires de l’attaque ne l’accepteront jamais. Perturbé, mal dans sa peau, Anelka refuse de s’entrainer et pense qu’il va rater l’Euro 2000. De surcroît, il commence à être dégoûté du monde du ballon rond et veut juste « jouer au football, pas être une star ».
Après une année assez difficile, son club de cœur de toujours le PSG, le fait revenir après l’Euro 2000 qu’il remporta avec les Bleus. Nicolas poursuit son ascension avec l’équipe de France, sous la houlette de Roger Lemerre et gagne la coupe des Confédérations en 2001. Mais en club, les tensions avec Luis Fernandez se poursuivent au PSG, il n’est pas à l’aise dans le style de jeu prôné par son coach et en 2002, il est « prêté » pour 6 mois à Liverpool.
Il s’impose très vite avec un but dès son premier match le 5 janvier 2002, et prouve qu’il n’est pas « qu’un sprinteur et qu’il est aussi très doué techniquement ». Visiblement tout se passe bien chez les Reds et au moment où il pensait signer à Liverpool, Gérard Houllier, annonce qu’il ne le gardera pas et il ne sera pas sélectionné par Roger Lemerre pour la Coupe du Monde de 2002.
Sachant que le PSG ne le gardera pas, Nicolas Anelka rejoint le club anglais Manchester City en 2002.
En 2003 il déclare qu’il ne jouera plus jamais pour l’équipe de France et que rater deux coupes du Monde ne l’a pas « tué ».
Le club de City connait des difficultés financières et en janvier 2005 Anelka débarque en Turquie à Fenerbahce. Au-delà de ses prestations dans le bosphore, l’année 2005 est celle du grand retour en équipe de France, mais malgré ses bonnes prestations il ne sera pas sélectionné pour la coupe du monde 2006 par Raymond Domenech. C’est le troisième mondial qui lui passe sous le nez.
En janvier 2008, la « panthère » signe à Chelsea. Ses premiers mois sont assez difficiles du fait de la concurrence qui existe au sein de l’attaque londonienne, et rate son tir au but en finale de « champion’s league » contre Manchester.
« Nous avons un buteur et c’est Anelka »
Nicolas Anelka démarre mieux sa saison avec Chelsea qu’il ne l’avait terminée. Luiz Felipe Scolari, le nouvel entraîneur de Chelsea, s’est montré dithyrambique suite à son quadruplé face à l’AC Milan (5-0) dimanche dernier dans le cadre d’un match amical à Moscou « Il joue beaucoup plus dans la surface de réparation, et c’est ce que je lui avais demandé. C’est là que j’ai besoin de lui. Pas sur les côtés, comme avant. Quatre buts contre Milan, c’est fantastique pour sa confiance. Nous avons un buteur et c’est Anelka ».
Mais quelle place pour Anelka ? Et quid de Didier Drogba ?
Il est parfois des problèmes qui n’en sont pas vraiment. Drogba assure une non concurrence avec l’homme aux quatre buts : « C’est absurde. Je connais bien Nicolas et je pense qu’on peut jouer ensemble ». Les deux affirment pouvoir le faire, l’Ivoirien pense pouvoir former « un partenariat terrifiant » avec son nouvel équipier et Anelka de surenchérir : « Je peux très bien jouer avec Didier. Nos profils sont complémentaires. Si nous sommes alignés ensemble en pointe, cela fonctionnera ».
La cohabitation entre Drogba et Anelka est indispensable pour Chelsea. Si le duo fonctionne, il sera peut être l’un des meilleurs d’Europe.
Les deux joueurs sont des attaquants de pointe, des attaquants qui aiment participer à la construction du jeu. Si Drogba reste, ce qui semble être le cas, les Blues susciteront la terreur chez leurs adversaires, et seront en lice pour remporter tous les titres qu’ils disputeront. Qu’à cela ne tienne, à 29 ans, Nicolas Anelka n’a plus temps et veut tout gagner, maintenant.
Valéria Butarita.
Grégory Coupet : « J’ai toujours rêvé d’être N°1 »
Grégory Coupet est un footballeur français, né le 31 décembre 1972 au Puy en Velay. Il est d’abord formé à l’AS Saint Etienne puis joue son premier match professionnel le 26 avril 1994 avant de partir en 1996 garder les buts de l’équipe lyonnaise.
Dès son arrivée dans la capitale des Gaules, l’ex Stéphanois s’impose en tant que titulaire au sein de l’équipe rhodanienne et progresse au fil des saisons grâce à l’ancien gardien international Joël Bats.
Grégory Coupet devient champion de France pour la première fois en 2002 au terme d’un final mémorable le 4 mai car les lyonnais triomphaient des Lensois lors de la dernière journée. Cependant, il a la malchance d’appartenir à la même génération que Fabien Barthez, un des meilleurs gardiens de l’histoire du football Français et mondial. Malgré tout, le lyonnais grimpe les marches de l’ascension dans l’ombre du « divin chauve ». Champion de France de 2002 à 2008, le gardien de l’OL participe pleinement au succès de son équipe. Son impact est déterminant et son charisme lui permet de fédérer tous ses partenaires à sa cause, celle de toujours faire triompher l’Olympique Lyonnais. En février 2005, il devient pour 6 mois le gardien titulaire des bleus suite à la suspension de son meilleur ennemi de toujours, Fabien Barthez qui est choisi comme gardien titulaire de l’aventure des bleus en Allemagne. Et ce, au grand « dam » du portier Lyonnais qui menaça même de quitter l’équipe de France en plein stage de préparation !
Deux ans plus tard, une page se tourne pour Grégory Coupet, avant la finale de la coupe de France 2008 face au PSG, il annonce son départ de l’équipe Rhodanienne pour s’engager deux ans avec l’Atlético Madrid. La somme du transfert est estimée à 1,5 million d’euros. A ça on peut rajouter environ 500 000 euros dans le cas d’une qualification en Ligue des Champions.
Transmettre l’art de la « gagne »
Apres 11 années passées au Stade Gerland, le gardien français part à l’Atlético pour remplacer Christian Abbiati. Une envie de découvrir un nouvel horizon, une nouvelle culture, franchir les frontières de la région Rhône Alpes après 4 saisons à Saint-Etienne et 12 à Lyon. Il relance ainsi sa carrière là ou d’autres pensent à ranger les « gants ». Le gardien des bleus part peut-être aussi pour tester si l’herbe madrilène est plus verte qu’en Rhône Alpes…
« A Lyon, nous avions toujours le sentiment de pouvoir tout gagner. Je vais essayer de transmettre cette mentalité à l’Atlético », la tâche s’annonce rude dans une liga espagnole qui échappe rarement au Réal ou au Barca…
Le gardien des bleus, encore en phase de préparation, vient déjà de connaître son premier avatar espagnol. Au cours de sa première rencontre, il a déjà commis une « cagade » lors d’un match amical. Une erreur d’appréciation dès la 7ème minute. Une bourde, que la presse espagnole n’a pas manquée de souligner.
Ce n’est pas en tant que titulaire que Grégory Coupet a rejoint l’équipe madrilène. Le français est en concurrence avec l’argentin Leo Franco, il faudra se battre pour gagner sa place et être le meilleur. Son défi, être titulaire en équipe nationale jusqu'à la prochaine Coupe du Monde et surtout, contribuer au triomphe escompté et souhaité des «colchoneros».
Valéria Butarita.

RONALDINHO , GRANDEUR ET DECADENCE ?
Celui qui devait être le digne successeur de Pelé, Maradona, et autre Cruyff, quitte le Barça dans la disgrâce, mais promet de se ressaisir à San Siro.
[left]Ronaldo de Assis Moreira était considéré jusqu’à ce jour comme l’un des meilleurs milieux offensifs du monde. En effet, son palmarès laisse rêveur : champion du monde cadets (1997), vainqueur de la Coupe du monde (2002), meilleur footballeur de l’année FIFA (2004 et 2005), meilleur attaquant d’Europe et de la ligue des champions (2004 et 2005), ballon d’or (2005), et meilleur joueur de la ligue des champions (2005-2006). C’est avec le PSG que commence son aventure européenne. En 2001 il s’engage pour cinq ans avec le club de la capitale. Mais un conflit avec Luis Fernandez et les rumeurs de ses sorties nocturnes font qu’il sera souvent sur le banc au cours de sa deuxième saison parisienne. En 2003, il quitte Paris pour le FC Barcelone pour une somme record de 30 millions d’euros, et permettra au Barça d’atteindre la deuxième place du championnat. Au terme de la campagne suivante, il mènera le club catalan vers son 17ème titre national, le premier depuis 1999. L’enfant prodigue de Porto Alegre est au sommet de sa gloire sur le plan sportif comme médiatique, en 2006 il est le joueur qui a gagné le plus d’argent avec 23,5 millions de recettes.
La saison "noire"
La saison 2007-2008 marque la descente aux enfers pour le nouveau citoyen espagnol. Son rendement et sa condition physiques deviennent insuffisants, sa taille s’épaissit, ses fiestas nocturnes, ses absences aux entrainements, les rumeurs l'affublant comme consommateur de cocaïne provoquent des blessures « diplomatiques » à répétition. La comparaison devient inévitable avec la déchéance de Maradona. De plus, ses mauvais rapports avec Frank Rijkaard et une partie de l’équipe accélère sa mise à l'écart du groupe. Pire,il n’a même plus le soutien de ses supporters. Dès lors, son avenir en Catalogne semble bien compromis. Devenu indésirable au Camp Nou, le président catalan, Joan Laporta, fait savoir haut et fort que Ronaldinho Gaùcho est à nouveau sur le marché. Cependant les offres ne se bousculent pas. Alors que le Milan AC se montre intéressé par Ronnie, sa carrière prend une tournure inquiétante. En effet, après avoir passé des tests physiques au sein du FC Barcelone pour favoriser son transfert vers le club lombard, les médecins le déclarent tout simplement inapte à la pratique du football. Le 15 juillet 2008, il finit par signer un contrat de trois ans avec les rossoneri, et rejoint ainsi ses compatriotes Kaka, Pato, Dida,Serginho et Ronaldo. Même s’il ne disputera que la coupe de l' UEFA, il promet à son nouveau club et ses supporters du sérieux et de l’engagement. Ce changement sera peut-être l’occasion pour l’homme aux chaussures en or de 24 carats de retrouver son niveau et relancer sa carrière.
L’ambassadeur de bonne volonté des Nations Unies pourra reprendre le rythme de la compétition lors des Jeux Olympiques de Pékin si Carlo Ancelotti l’autorise à y participer, contrairement à Kaka.
Reste à savoir si Ronaldinho saura tenir ses promesses et renouer avec la discipline exigée par le sport de haut niveau. Autrement sa chute serait aussi fulgurante que son ascension. Le Milan AC semble donc être le club de la dernière chance…
Christelle Degrave.

CHARLES VILLENEUVE PRET A VIVRE L’ENFER ?
Charles Villeneuve compte bien se consacrer à une nouvelle vie car pour lui dans la vie, il n’y a de constant que le changement.
Le nouveau président du club de la capitale, né le 19 juillet 1941 à Beyrouth est un écrivain, producteur, et journaliste français. Né d’un père français expatrié en Grèce et d’une mère arménienne, il est d’abord militaire, sous- officier de l’armée Française. Présentateur du magazine « Le droit de savoir » sur TF1, directeur des sports sur la même chaîne. A l’âge de la retraite, il quitte toutes ses fonctions à TF1, pour prendre les « rênes » du PSG.
Pour la troisième fois de son histoire, le club Parisien va être dirigé par un journaliste après le règne de Michel Denisot (1991/1998) et le bref passage de Charles Biétry (1998/1999).
Depuis peu de temps Charles Villeneuve, a sa très grande surprise, est le nouveau patron du PSG, où il remplace Alain Cayzac. La présidence du club lui a été proposée il y a quelques semaines par Sébastien Bazin, l’actionnaire principal de l'équipe francilienne.
Adepte du beau jeu, mélangeant le classique et l’originalité, l'ex journaliste de TF1 rêve que son équipe ressemble à celle de Chelsea.
Comme le "vieux militaire" qu’il est, Charles Villeneuve ne souhaite en aucun cas se précipiter. Il demande surtout un avancement à pas cadencés, il veut examiner, regarder, prendre le pouls du club. Il aura la lourde tache de montrer le cap à suivre et devra juguler les éventuels reproches des supporters parisiens en cas de mauvais résultats. Le nouveau président sera attendu sur toutes les lignes.
Le natif de Beyrouth espère également embaucher un grand gardien, un grand attaquant et si le budget le permet un libéro. Une question taraude l'esprit des spécialistes.
Comment un homme qui ne vient pas du monde du football peut-il redresser un club en péril, qui vient successivement de terminer deux fois 9ème, 15ème et 16ème ces quatre dernières saisons en L1 ?
Rêve ou réalité ?
Le club de la capitale est intéressé par le défenseur d’Arsenal, William Gallas. Un pari qui semble insensé mais peut être pas tant que cela, car le coût de transfert du "gunner" est estimé à 6,5 millions d’euros.
Charles Villeneuve est-il en train de bâtir une équipe de retraités en la renforçant par Claude Makelele et Ludovic Giuly, quand le PSG songe à une belle équipe ?
Son objectif, dans les trois ou quatre saisons qui viennent, sera de monter au pire sur la troisième marche du podium de la Ligue 1. Un objectif réaliste pour un club miné par les soucis des années précédentes.
Charles Villeneuve, homme a poigne, bourreau de travail, sait s’entourer. Sa devise : choisir son équipe, et avoir d’excellents collaborateurs. Dans l'audiovisuel ou dans le football son idée force ne change pas d'un iota.
Il sait que sa mission est redoutable, il va « souffrir » comme le lui a promis son ami Arsène Wenger qu'il aimerait bien voir à la tête du PSG et avoir le même succès qu'à Arsenal.
Valéria Butarita.

TREZEGUET DIT ADIEU AUX BLEUS
Peu après la confirmation de Raymond Domenech à la tête de l’équipe de France, le buteur de la Juve a fait savoir qu’il ne porterait plus le maillot tricolore. Retour sur la carrière d’un avant-centre prolifique et régulier.
Formé en Argentine, David Trézeguet a le profil d’un « renard des surfaces ». Il remporte plusieurs titres nationaux avec l’A.S Monaco et la Juventus de Turin. Avec l’équipe de France, il gagne la coupe du monde 1998 et le championnat d’Europe des nations en 2000 en inscrivant une demi-volée légendaire en finale contre l’Italie. Sa carrière débute à l’âge de seize ans au C.A Platense, club de la banlieue de Buenos Aires. Le néo-retraité joue quelques matches en équipe première mais favorisé par sa double nationalité franco-argentine, il décide de poursuivre sa passion en France. En juillet 1995, il se voit même recalé par le P.S.G avant d’atterrir à Monaco où il débutera en première division en Janvier 1996 face à ces mêmes parisiens…Sous les couleurs de la principauté, il remporte deux titres de champion de France en 1997 et en 2000 et inscrit 60 buts pour l’équipe de la principauté. Peu après un Euro 2000 où il fut le buteur providentiel d’une finale à rebondissement contre l’Italie, il signa un juteux contrat pour évoluer sous le maillot « bianconero » de la Juve ! Il truste deux scudetti (2002 et 2003) et un titre de « capocanoniere » en 2002 (24 buts). En dépit des déboires de la vieille Dame, en proie à des scandales nécessitent une rétrogradation en série B au sortir de la saison 2005/2006, le « Roi David », reste fidèle à la Juve malgré les sirènes anglaises ou espagnoles. Sous la férule de Didier Deschamps, les « Juventini » remonte en série A et se classeront même à la troisième place dès leur retour parmi l’élite. Trézeguet en profitera pour devenir le meilleur buteur de l’histoire du club en marquant son centième but face à l’A.S Roma.
Un rapport tumultueux avec les bleus
Si ses talents de buteur ont toujours été reconnus au club, et principalement de l’autre côté des Alpes, c’était loin d’être le cas en équipe nationale malgré des débats précoces ( il avait 20 ans pour France98). Trézeguet se signala notamment par son tir au but victorieux contre l’Italie en quart de finale. Remplaçant sous l’ère Jacquet, il devient titulaire sous l’égide de Roger Lemerre. Le point d’orgue de cette période fut bien sûr sa demi-volée décisive en finale de l’Euro 2000 contre l’Italie au crépuscule d’un match haletant et enivrant. Les deux campagnes suivantes (coupe du monde 2002 en Asie et Euro 2004 au Portugal) furent infructueuses car l’homme au numéro « 17 » n’y inscrira qu’un seul but ! Cependant, il fut titulaire durant ces deux compétitions. Ce qui ne fut pas le cas en 2006 puisque Raymond Domenech préférant évoluer avec une seule pointe en attaque (Thierry Henry). Ses rapports avec le sélectionneur s’apparentaient à un remake moderne du « Je t’aime, moi non plus » qui débouchera sur la non-convocation de l’avant-centre Turinois pour le dernier Euro 2008. Et aujourd’hui, Trézeguet dit adieu aux bleus. Sait-il seulement que dans la mythologie égyptienne, il existe une vie après la mort ? Mais on dit qu’elle est conditionnée par la réunion de trois éléments essentiels à l’être humain : le corps, l’âme et la vitalité. L’ex-Monégasque saura-t-il conditionner ces trois éléments pour mieux aménager sa retraite ? Continuer en attaquant ? Attaquant de la vie qui l’attend après la gloire. David Trezeguet le roi ? Le mage ? Un buteur de sa trempe serait utile pour la Coupe du Monde 2010, non ? Rendons hommage à cet homme qui prend sa retraite internationale à 31 ans. Cependant, plusieurs questions subsistent.Sa non- sélection en équipe de France est-elle une décision politique ou footballistique ? Son départ, décision politique ou footballistique ? Reviendra-t-il un jour parmi les bleus ? Tant que Raymond Domenech en sera à la tête, David ne sera probablement plus jamais de la fête.
Valéria Butarita.
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